Cocorico

11 le groupe dans une catégorie. Cependant, si l'on devait donner une idée générale, je pense que l'on peut dire sans se tromper que nous avons quelques influences du jazz manouche, mais que le projet a des accents plutôt rock. Qu'est-ce qui t'inspire lorsque tu écris une chanson en wallon liégeois ? Les sujets peuvent être très variés, sans thème de prédilection en particulier. J'aime surtout pouvoir raconter des histoires. As-tu été influencé par des artistes wallons ou francophones en particulier ? Du côté des artistes wallons, je rends justement hommage à mes influences avec le projet Måssîs Djonnes ! : Jacques Lefèbvre, Elmore D, Michel Azaïs principalement. Du côté francophone, Cabrel est un incontournable pour moi, mais j'apprécie également les histoires de Brassens ou de Thomas Fersen et les influences musicales de Mano Solo et des Têtes Raides. Vous avez été associés à la célébration des 90 ans des Amis du Musée herstalien, que retires-tu de cette expérience ? Ça a été l'occasion de faire revivre une fois de plus Defrecheux ! Mais plus encore, ça a été un réel plaisir qu'une institution presque centenaire vienne nous chercher pour défendre la langue wallonne lors de leur anniversaire. Pourquoi avoir choisi les chansons de Nicolas Defrecheux ? Comme je le disais, l'expérience Defrecheux est plutôt née avec la demande de la SLLW. Cependant, nous avons choisi certaons morceaux avec une idée de fan service : des morceaux que nous ne pouvions pas ne pas jouer (Lèyîz-m' plorer et L'avez-v' vèyou passer ?). En ce qui concerne Li r'tour å payî, l'intérêt était double. D'abord le texte nous a touché par ses thèmes et son intemporalité. Ensuite le fait que la musique originale soit introuvable nous a permis de rencontrer, d'une certaine manière, Defrecheux, en composant une œuvre originale en nous appuyant sur un texte écrit certainement 150 ans plus tôt. Penses-tu que les réseaux sociaux et internet peuvent contribuer à sauver ou à relancer la langue wallonne ? Je ne sais pas si les réseaux sociaux sauveront ou feront renaître le wallon. En revanche, il ne pourra survivre et exister encore que si les militants du wallon s'emparent de l'outil que sont les réseaux sociaux pour les inonder de wallon. Dans votre collection de morceaux, il existe bien un titre pour lequel tu as une légère préférence. Quel est-il et pour quelle raison ? Si l’on parle de compositions originales, Rock’in’andje reste l'une de mes préférées parce que le morceau marque la première collaboration au niveau chanson wallonne avec mon père. La continuité de ce wallon que nous partagions au théâtre. Dans les reprises, Rita d'Elmore D est une petite pépite que je joue avec un plaisir chaque fois renouvelé. Côté Defrecheux, Li r'tour å payî, pour laquelle nous avons composé la musique.

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